Communiqué de presse N° A13-029/F

19.07.09 20:42

Le Patriarche Bartholomée Ier appelle à une conférence de toutes les Églises en Europe

le Patriarche Œcuménique de Constantinople Bartholomée Ier

Dans un discours très remarqué, au cours de la célébration marquant le 50ème anniversaire de la Conférence des Églises européennes (KEK), dimanche 20 juillet à Lyon, Sa Sainteté le Patriarche Œcuménique de Constantinople Bartholomée Ier a appelé à une « Conférence de toutes les Églises européennes ».

Tout en soulignant l’apport sans précédent de la KEK dans « le rétablissement de la communion chrétienne, un devoir primordial et impératif », Bartholomée Ier, a souligné qu’en tant qu’orthodoxes : « nous ne pouvons pas ignorer nos responsabilités et obligations vis-à-vis de la KEK, ni surtout celles qui nous incombent à l’égard du commandement d’unité de notre Seigneur ».

Dans la même veine critique à l’égard des hésitations du mouvement œcuménique, il n’a pas hésité à redire aux délégués des Églises membres présents à cette 13ème Assemblée de la KEK que « de nombreuses propositions de la Charta Œcumenica (signée en 2001) n’ont été ni intégrées dans la conscience des fidèles, ni, a fortiori, appliquées par nos Églises ». Ainsi, constate-t-il « nos discours s’avèrent ne pas être en adéquation avec nos actes, ce qui entame la crédibilité de nos Églises et donne l’impression tant à l’intérieur qu’à l’extérieur, qu’elles sont incapables de trouver des solutions aux problèmes existants ».

C’est « pour améliorer cet engagement œcuménique » que Bartholomée Ier propose « de mettre un mode de coopération mieux organisé et structuré » entre la KEK et la Conférence des Conseils épiscopaux en Europe. Il rappelle dans la même ligne que l’Église orthodoxe de Constantinople avait déjà proposé en 1979 « que l’Église Catholique Romaine devienne dans l’avenir membre de la KEK ».

Cette base de dialogue œcuménique plus large est pour le Patriarche la seule possibilité « de promouvoir plus efficacement le dialogue des Églises d’Europe avec les institutions européennes et l’Union européennes ». Un discours qu’il juge « précieux et nécessaire, non pas pour les Églises, mais surtout pour les peuples de l’Europe ».

Concluant son discours en redisant l’urgence de cet élargissement de la KEK (« aucun ajournement ne saurait être justifié »), et l’engagement que les Églises ont à prendre dans ce sens (« leur coopération est tout aussi nécessaire qu’impérative »), le Patriarche œcuménique a développé les domaines dans lesquels ce témoignage commun était rendu nécessaire : les conflits et guerres qui perdurent encore, les injustices sociales et économiques, la xénophobie, les violations des droits de l’homme, le chômage et le manque de travail, l’augmentation des migrations, l’environnement…

Cette invitation à inventer une « conférence de toutes les Eglises européennes » est désormais entre les mains des Eglises membres de la KEK, mais aussi entre celle de l’Eglise catholique romaine, représentée par l’archevêque de Lyon, le Cardinal Philippe Barbarin, à qui le Patriarche a demandé de « transmettre cette proposition entre les mains compétentes de son Eglise ».

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