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Ouverture de la 13ème Assemblée de la KEK par la prière15.07.09 22:37 Press Release No. A13-007/F Les organisateurs de la 13ème Assemblée de la Conférence des Églises européennes (KEK) qui s’est ouverte aujourd’hui à Lyon ont choisi d’accueillir les délégués par un temps de prière à l’église Saint-Bonaventure plutôt que par les questions administratives nécessaires à la tenue d’une telle rencontre. Le lieu de cette célébration n’a pas été choisi par hasard par le comité local d’organisation qui en a fait la proposition. Saint Bonaventure, contemporain et ami de Saint Thomas d’Aquin, fut lui-même l’une des figures théologiques majeures du second Concile de Lyon, qui s’est tenu en 1274. Les objectifs de ce second concile étaient de parvenir à la réconciliation entre l’Orient et l’Occident chrétiens. Le Saint mourut le 15 juillet 1274 pendant la tenue du concile. L’ouverture, aujourd’hui, de cette Assemblée des Églises de toute l’Europe, de traditions protestante, anglicane, vieille catholique et orthodoxe en cette église, l’une des plus anciennes de la ville, constitue donc une forme d’anniversaire de la mort du Saint, et un rappel des objectifs du concile du 13ème siècle. Accueillis par le Cardinal Philippe Barbarin, archevêque du Primat des Gaules, et par le Père Athanase Iskos, président du CREL (Comité des responsables d’Églises de Lyon), les membres de la 13ème Assemblée de la KEK ont reçu une introduction théologique solide au thème de leur semaine de travail. « Appelés à une seule espérance en Christ », tel est le thème de cette rencontre, tel était le thème de la prédication de l’Archevêque orthodoxe d’Albanie, Mgr Anastasios. Cette prédication rappelait, à l’aune des réflexions de l’apôtre Paul dans ses épîtres l’essence et les particularités de l’espérance, telle que portée par la foi chrétienne. Une espérance, fondée sur l’appel de Dieu à chacun, « qui reste la plus audacieuse et la plus admirable. [Le christianisme] insiste sur l’Incarnation de l’Être Suprême ». Mgr Anastasios a également attiré l’attention de l’assemblée sur le caractère communautaire, collectif, de cette espérance : « notre vocation en Christ n’est pas une affaire individuelle. Il n’existe pas de piété chrétienne individuelle, indépendante de l’Église du Christ, de la communion d’amour avec le Dieu trinitaire et les membres du corps de l’Église ». En tant qu’archevêque d’Albanie, il a aussi témoigné que cette espérance « rend opérant les don que Dieu nous accorde en vue d’une présence innovante dans les événements de l’histoire, en paroles et en actes. Il y a de l’espérance ! – dans notre combat pour la vérité et la justice. Il y a de l’espérance lorsque nous résistons à toutes les formes de violence et de racisme ». Mais, afin que l’Assemblée ne considère pas cette espérance comme une chose trop facilement acquise, il a rappelé que « nous ne pourrons pas, en tant que chrétiens, annoncer cette espérance de façon convaincante en restant divisés entre nous ; ou en ne conservant que des relations formelles, conventionnelles, distantes ». Ainsi le prédicateur rappelait aux délégués des Églises d’Europe le chemin qu’il leur reste à parcourir à la veille d’une semaine intense de travaux sur l’avenir de l’œcuménisme en Europe. ***** Pour de plus amples informations |